mardi 27 janvier 2015

Compte-rendu de la procession du samedi 20 septembre à Ajaccio



Le 6 septembre dernier, nous avions promis de revenir, plus décidés que jamais, pour manifester notre rejet de l'« œuvre » blasphématoire « piss Christ », exposée au musée Fesch des Beaux-Arts d'Ajaccio depuis le 27 juin, et en théorie jusqu'au 29 septembre.

Ce 20 septembre à 16 heures, nous étions donc une bonne cinquantaine de personnes décidées, rassemblées encore une fois à l'appel de François Veyret-Passini, en grève de la faim depuis 26 jours, à suivre le chemin de croix organisé en réparation de ce blasphème. Des membres de sa famille avaient fait le déplacement.

Croix et confréries en têtes, nous partîmes de la place des Palmiers pour suivre dans la ville les quatorze stations du chemin de la Croix, méditées par l'abbé Bakhmeteff. Nous passâmes en procession en nous arrêtant face à la mairie, puis nous longeâmes le port et remontâmes jusqu'à la rue Fesch. Nous ne manquâmes pas de marquer une station dans la cour du musée, ce qui eût l'air d'en effrayer les gardiens, qui sortirent un par un en nous voyant arriver.

Enfin, nous arrivâmes devant la chapelle Saint Roch, lieu où François Veyret-Passini mène sa grève de la faim quotidiennement. Après avoir médité la quatorzième et dernière station du chemin de croix, nous entonnâmes divers hymnes religieux. Le prêtre présent nous donna ensuite sa bénédiction. Yvan Benedetti, directeur du site internet Jeune Nation, rappela l'idéal qui nous anime tous, en insistant sur sa dimension politique. Une militante lut ensuite un très beau texte de soutien à François Veyret-Passini, issu de l'abondante correspondance qu'il reçoit.

Comme à chaque manifestation, la procession s'acheva par l'hymne corse, le « Diu vi salvi Regina », nouvel acte de foi en la puissance régénératrice de la Mère de Dieu.

Vive le Christ-Roi !
Piss Christ Fora !





Méditations de François Veyret-Passini du 31ème au 34ème jour de sa grève de la faim



Grève de la faim : 31ème jour

François Veyret-Passini : "3ème station. Jésus tombe et se relève pour la première fois. Il ne suffit pas de désirer et d'aimer sa croix, il faut encore la porter. Penser à la joie et l'honneur de servir, à la gloire qui en résultera ne suffit pas. La croix ce n'est pas seulement la lutte, c'est la contrariété. La croix ce n'est pas celle que je veux, où, quand, avec et contre qui je veux ; je ne la choisis pas. Elle se propose à moi toujours et partout. Inutile de rêver ou attendre des situations idylliques pour la porter. La croix, ma croix me contrariera toujours. Quelqu'un a-t ’il plus aimé et désiré sa croix que Jésus ? Il est venu dans le monde pour cette heure. Et pourtant il chute aussitôt sous son poids. C'est pourquoi le meilleur moyen de porter sa croix, de faire son salut, c'est le devoir d'état quotidien de chrétien et de citoyen, dans l'ordre naturel et surnaturel, temporel et spirituel. Il ne manquera pas de contrariétés de toutes sortes, de luttes à mener. Accordez-moi Seigneur d'être humble et courageux pour porter la croix que vous m'avez choisie. Mais si Jésus chute, il se relève. "Par moi même je ne puis rien, mais je peux tout en celui qui me fortifie". Ceux qui ont expérimenté cet enseignement de Saint Paul savent quelles grandes choses il permet. Piss Christ Fora! »


Grève de la faim : 32ème jour

François Veyret-Passini : « 4ème station. Jésus rencontre sa Très Sainte Mère. Désirer, aimer, porter la Croix : oui. Mais tomber c'est dur, c'est humiliant. Sans doute, l'Ecriture nous l'assure, Dieu ne nous charge pas de croix qu'Il ne nous donne la grâce de porter. Cette rencontre de Jésus avec sa mère après cette 1ère chute nous indique le 1er moyen, la 1ère de ces grâces pour porter victorieusement notre croix : la Vierge Marie. Sa mère. Notre mère. Notre mère par la génération depuis l'antique promesse faite au serpent infernal après la chute originelle : "Je mettrai une inimitié entre sa race (de Marie) et la tienne. Elle t'écrasera la tête". Notre mère par la désignation et l'acceptation au calvaire : "Femme voilà ton fils ; Fils voilà ta mère". Inutile de rêver à une utopique entente entre ces races opposées par Dieu lui-même. Inutile d'espérer vaincre hors de la race élue de Jésus Christ. L'hymne Corse, inspiré du Salve Regina, dit dans son dernier couplet: "Voi dai nemici nostri" (nous vous donnons nos ennemis). Nous les abandonnons par vous à la miséricorde et justice divine. "A noi date vittoria" (à nous donnez la victoire). Après la lutte bien sûr. Pas de compromission, pas de fleuret moucheté, pas de mélange des niveaux de combat : ce sont nos et vos ennemis ; nous voulons et devons les vaincre. A cette condition "e poi l'eterna gloria in paradisu" (et puis la gloire éternelle au paradis). Cusi sia, ainsi soit-il. Piss Christ Fora! »


Grève de la faim : 33ème jour

François Veyret-Passini : « 5ème station. Simon de Cyrène aide Jésus à porter sa Croix. Le combat est gigantesque entre la race du serpent et celle de la Femme. Au plus fort du combat, Jésus en se faisant aider par Simon de Cyrène, nous invite à y participer. Le but de la vie c'est le ciel ; le moyen d'y parvenir c'est la croix. Jésus ne dit pas "cherchez la croix" mais "cherchez le royaume de Dieu et sa justice". Simon était à son devoir d'état. Rentrant des champs, c'est à cette heure qu'il est appelé. Certains auteurs pensent qu'il prit la croix d'abord en maugréant, ajoutant peut-être aux souffrances du Sauveur. C'est que la croix contrarie toujours. Simon comprit-il la croix ? Sans doute eut-il le temps de la méditer par la suite et sa récompense fut dans ses deux fils, Alexandre et Rufus sans doute martyrs de l'Église naissante, dont les noms avec le sien sont à jamais associés à la croix du Sauveur. Tout à la recherche du royaume de Dieu et sa justice dans notre devoir d'état, Dieu fasse que nous ne trouvions pas d'excuses pour passer à coté d'invitations particulières de notre Sauveur. Piss Christ Fora ! »


Grève de la faim : 34ème jour

François Veyret-Passini : « 6ème station. Sainte Véronique essuie la face de Jésus. Une femme sauve l'honneur sur ce chemin de Croix. Il y a beaucoup de femmes dans la Passion et si peu d'hommes ! Au jardin des oliviers, les apôtres ont donné le seul exemple de collégialité de tout l'Evangile : "tous l'abandonnant s'enfuirent"... La Vierge Marie n'intervient pas directement. Toute à sa mission de Corédemptrice, elle s'offre avec Jésus, debout en silence. Simon a été requis. Enfin cette femme, Sainte Véronique, fend la foule et s'approche de Jésus. Elle ne se précipite pas sous la Croix, elle ne retient pas le bras du bourreau qui fouette. Elle essuie la face tuméfiée, ensanglantée, crachée de Jésus. Elle ôte de ce visage de l'homme-Dieu ce qui le souille. Elle lui rend l'aspect de dignité que la méchanceté et la malice des hommes avait cachée. "Es-tu roi" demande Pilate. "Je le suis" répond Jésus. Sainte Véronique ne peut laisser ainsi salir son roi sans réagir. Jésus la récompense et nous encourage à suivre son exemple en laissant son visage imprimé sur son voile. Ne cherchons pas d'excuses à nos silences, nos lâchetés. Nous ne sommes pas "corédempteurs". "Nous n'avons qu'un honneur au monde, c'est l'honneur de Notre Seigneur". Si nos autorités "L'ont découronné" et, logiquement, ne peuvent ni ne veulent défendre son honneur, nous, soyons fidèles. Dieu nous garde de devoir faire intervenir une femme. Mais que Sa volonté se fasse et non la nôtre. Piss Christ Fora ! »

Revue de presse

Dossier d'E&R Corse sur notre mobilisation :


Vidéo de la procession de samedi dernier à Ajaccio :

Méditations de François Veyret-Passini aux 29ème et 30ème jours de sa grève de la faim



Grève de la faim : 29ème jour

François Veyret-Passini : « 1ère station. Jésus est condamné à mort. "Et la foule hurlait : "A mort ! Crucifiez-le !...". Le motif de sa condamnation est écrit et sera affiché sur la Croix : "Jésus de Nazareth Roi des Juifs". Condamné pour avoir été, pour être ce qu'il est de toute éternité et par la naissance. Son nom, ce qui l'identifie : Jésus, c’est à dire "Sauveur" ; son origine : Nazaréen, c’est-à-dire "fleuri" (de vertus) ; son titre : Roi ; son empire : les Juifs, c’est-à-dire les croyants (étymologie hébraïque). "Je ne trouve rien en lui qui mérite condamnation" affirme à plusieurs reprises Pilate pendant le jugement. Condamné pour rien, accusé de tout. De n'être pas du monde. Coupable d'empêcher les hommes de se livrer à la mort en s'abandonnant à la triple concupiscence des honneurs, des richesses et de la chair représentées par les 3 tribunaux de Caïphe, Pilate et Hérode ; d'être le révélateur de l'hypocrisie, la lâcheté et l'égoïsme jouisseur des princes temporels de ce monde. Ce monde dont il affirme lui-même : "Je ne prie pas pour le monde, le monde est déjà jugé". Aujourd'hui s'Il revenait la condamnation tomberait, toujours la même, inexorable, des tribunaux et de la foule : "A mort". Gardons-nous de siéger ou d'acquiescer volontairement à l'un de ces trois tribunaux. Piss Christ Fora ! »


Grève de la faim : 30ème jour

François Veyret-Passini : «  2ème station. Jésus est chargé de sa croix. Il la regarde et il l'aime. C'est la sienne, celle qu'il s'est destinée de toute éternité comme Dieu ; celle qu'il a tant désirée comme homme ; celle qui lui est adaptée. C'est l'autel du sacrifice parfait de lui-même, à lui-même, par lui-même. C'est la croix modèle de toutes nos croix. Nos croix ce sont nos tribulations dont l'apôtre dit que notre patience les transforme en épreuves salutaires. Ces épreuves deviennent nos croix par l'amour avec lequel nous les portons. Pas de fatalisme déguisé en soumission à la volonté de Dieu ! Mais un véritable amour de nos croix, comme Jésus. S'il y avait un meilleur moyen de sauver le monde, Jésus l'eut employé. S'il y avait un meilleur moyen de participer à notre salut, Jésus nous l'eut enseigné. Renoncer à soi-même habituellement pour être disponible aux croix que Dieu nous accorde et suivre Jésus en l'imitant et en unissant nos croix à la sienne particulièrement à la sainte messe. Dieu nous garde de toute lâcheté ou présomption et nous accorde lucidité et courage pour ne pas rater notre salut. Piss Christ Fora! »

Droit de réponse de François Veyret-Passini à l’article de Corse Matin du samedi 20 septembre



SUSPECT D’ÊTRE SUSPECT*

Quand Monsieur GAMBARELLI ne sait pas, ne comprend pas, ou feint de ne pas comprendre, il jette la suspicion sur ceux qui n’ont pas l’heur de lui plaire. Ainsi son article du samedi 20 septembre, le matin même de la procession dont il a refusé de publier l’annonce quelques jours avant, est truffé d’allusions semi-accusatoires. La première phrase annonce d’emblée la couleur puisque celui qui en conversation se qualifie lui-même de « dinosaure » en matière de technologies modernes, n’hésite pas à parler d’opacité au sujet des instruments informatiques utilisés par le collectif « piss Christ Fora ». Quand on ne sait pas de quoi on parle, on se tait. C’est pourquoi moi-même je me garde de tout propos au sujet du « net », étant, je le confirme, absolument ignorant de son fonctionnement. Des amis s’occupent « d’inonder les réseaux sociaux », comme affirmait que je le faisais I. Luccioni dans un précédent article bien fielleux, paru lui aussi, coïncidence, le matin même de notre manifestation du 6 septembre.
Faut-il que je donne à Monsieur Gambarelli le nom de tous mes amis plus doués que lui et moi pour satisfaire sa curiosité hostile ?
Serait-il prêt à nous donner le nom de ses collaborateurs, « alibis », quand il refuse les droits de réponse à ses articles diffamatoires ?
Les fonds sollicités en toute transparence (puisqu’il les constate lui-même dans tous leurs détails) seront utilisés selon les nécessités et les priorités qu’établiront ceux qui les récoltent avec la confiance des donateurs. Il leur en sera rendu compte le moment venu mais à eux seuls et certainement pas à Monsieur Gambarelli.
Être journaliste l’autoriserait-il à se faire inquisiteur ? Tiens ! Voilà un terme beaucoup utilisé contre nous ces derniers temps-ci ! Toujours cette inversion accusatoire habilement précieuse à ceux qui n’ont pas la conscience tranquille ou cachent leurs intentions.
En ce qui me concerne personnellement, Monsieur Gambarelli affirme que je « soutiens » avoir des racines du côté de Bonifacio. Il en doute donc. C’est ce que j’ai indiqué à tout le monde dès le début de notre action le 26 août.
Être journaliste autorise-t-il Monsieur Gambarelli à juger des origines et de la filiation des personnes ? Ai-je, à son goût, une gueule telle qu’elle m’ôterait d’être le fils de ma mère en même temps qu’elle justifierait que l’on ne me croit pas ?
C’est sans doute fort de cette autorité qu’il s’octroie qu’il jette aussi la suspicion sur mon jeûne ? Enfin, suis-je militant nationaliste ? Outre que le qualificatif n’a rien de déshonorant pour moi, au contraire, puisqu’il prouve un attachement à sa famille, sa terre, son peuple, sa Patrie, je me suis voulu la « sentinelle avancée » non violente de tous ceux qui se sont levés pour l’honneur, l’honneur de Jésus-Christ, l’honneur de la Corse.
Mais dans le fond, que ce soit avec I.. Luccioni ou son compère PADOVANI, qui sur la même page du 20 septembre invente des préceptes à l’Évangile (qu’il nous cite un seul passage mentionnant la tolérance) pour nous mettre « le malin dans la tête », Monsieur Gambarelli, à travers ses attaques réitérées depuis notre manifestation du 26 août, nous prouve qu’il n’aime ni l’honneur, ni Jésus-Christ, ni la Corse.

François Veyret-Passini.

* motif de la condamnation et de l’exécution de Beauharnais, premier mari de l’impératrice Joséphine.

Action des Caryatides contre le « piss Christ », en soutien à François Veyret



Action des Caryatides contre le « piss Christ », en soutien à François Veyret faisant une grève de la faim depuis 28 jours pour le départ de cette « œuvre » de Corse :


Le maire d' Ajaccio refuse encore de retirer l'immonde déchet du Musée Fesch !
Nous voulons le faire changer d'avis... Mobilisation générale !
Tous à vos plumes pour écrire le fond de votre pensée au maire d'Ajaccio, en personnes civilisées, sans menaces, cela va de soi.

Vous pouvez envoyer vos lettres à cette adresse :

M. le député-maire Laurent Marcangeli
Hôtel de ville
Avenue Antoine Serafini
BP 412
20304 AJACCIO Cedex

Vous pouvez également téléphoner au 04 95 51 52 53.

Faites circuler l'information de façon à ce que le maire reçoive un maximum de lettres et d'appels tous les jours !
Vous avez jusqu'au 29 septembre.


Que fleurisse notre joie, fidèles au poste.
Piss Christ Fora !

Les Caryatides.

Méditations de François Veyret-Passini du 26ème au 28ème jour de sa grève de la faim



Grève de la faim : 26ème jour

François Veyret-Passini : « 12ème station. Jésus meurt sur la Croix. Après trois heures de supplice, Jésus dit: « mon Père, je remets mon esprit entre vos mains », et poussant un grand cri il expire. Oui, sa vie nul ne la lui prend, c'est lui qui la donne ainsi qu'il l'a annoncé. Un crucifié meurt d'asphyxie. N'ayant plus la force de pousser sur ses pieds et tirer sur ses bras, il étouffe. Jésus pousse un cri tel que Longin, centurion affecté à la garde des suppliciés se convertit et affirme aussitôt : « vraiment cet homme était le fils de Dieu ». Chez Jésus pas de stoïcisme, de fatalisme, de volonté suicidaire. Être libre par excellence, « il s'est fait obéissant jusqu'à la mort et la mort de la Croix ». « Sa nourriture c'est de faire la volonté de son père ». « Non pas ce que je veux, mais ce que vous voulez ». Et cela n'ajoute rien à sa gloire immuable ; C'EST sa gloire d'aimer, de nous aimer jusqu'à donner sa vie pour nous. Et moi Seigneur, hésiterais-je encore entre ma volonté et la vôtre ? Négocierais-je ma participation à mon salut ? Un héros contemporain affirme : « tant qu'on a pas tout donné on a rien donné ». Santé-maladie ; richesse-pauvreté ; honneur-opprobre. Est-il trop tard ? Au bon larron qui donne tout à la dernière heure de sa vie, Jésus dit: « ce soir même tu seras avec moi dans le paradis. »


Grève de la faim : 27ème jour

François Veyret-Passini : « 13ème station. Jésus est descendu de la Croix et remis à sa mère. Avec quel respect ce corps torturé est décloué, descendu de la Croix ; on ôte cette abominable couronne d'épines fichée dans sa tête ; ses bras déjà raidis sont ramenés sur le corps, sa nudité couverte. Avec quelle délicatesse on le dépose sur les genoux de sa mère. Sa tête suppliciée, son torse lacéré et transpercé. Combien de "pietà" dans nos églises évoquent la douleur muette de cette mère, veuve, recevant dans ses bras son fils unique mort. Douleur naturelle si grande que Jésus lui-même s'en était ému pendant sa vie publique, ressuscitant, pour ce motif, le fils de la veuve de Naïm, l'Évangile précisant qu' "il le rendit à sa mère". Ici, au calvaire, la douleur est la même mais pas de miracle. Seulement ce "fiat" perpétuel de celle qui, à l'heure de la mort de ce fils, se souvient de ce "fiat" concepteur qui la fit épouse du Saint-Esprit. En contemplant. En touchant ces plaies, elle revit cette Passion qu'elle médite depuis son enfance. Elle éprouve la prophétie que lui fit le vieillard Siméon au temps de la joie quand elle présentait au temple ce fils tant aimé : "un glaive de douleurs vous percera le cœur". Douleur physique, douleur morale, mal temporel, mal spirituel. Elle présente encore ce fils, elle s'offre avec lui, elle nous rachète avec lui. Mère de Compassion, apprenez-moi l'offrande. Piss Christ Fora ! »


Grève de la faim : 28ème jour

François Veyret-Passini : « 14ème station. Jésus est mis au tombeau. Avec quelle dévotion Jésus est embaumé et mis au tombeau ! Un tombeau neuf, un suaire neuf, 100 livres du nard le plus pur pour un embaumement provisoire parce que le temps presse, en attendant de le refaire. La Vierge Marie y participe ayant, seule, la Foi en la résurrection prochaine. Simagrées ? Rites inutiles ? Jésus n'avait-il pas dit un jour: "laissez les morts enterrer les morts" ? Contradiction ? Non, tout se tient. "Celui qui croit en moi vivra éternellement", a-t ’il dit aussi. Ce n'est pas des morts que nous enterrons, ce sont de futurs ressuscités. Accomplir les rites, sacrés depuis la plus haute antiquité, de la sépulture, c'est faire acte de foi dans la résurrection des morts, c'est entretenir la communion des saints, c'est perpétuer la race humaine selon ses spécificités tant il est vrai qu'il n'y a pas d'avenir sans passé, c'est obéir au 4ème commandement de Dieu. Jésus, Dieu, a voulu se soumettre à cette loi. « Je ne suis pas venu abolir la loi mais l'accomplir ». Loi spirituelle, loi temporelle, loi naturelle et surnaturelle. Et quand la séparation d'êtres chers nous affecte, loin de la subir passivement ("morts enterrant leurs morts"), selon le conseil de l'apôtre, nous ne voulons pas être dans la tristesse mais dans la joie de l'espérance de la résurrection en ayant à cœur de rendre nos devoirs à nos morts.
Dieu fasse que nous n'en soyons pas privés !
Piss Christ Fora ! »